Mais comment sont nées ces disciplines…

 

Dans la relation d’aide nous disposons de bon nombre d’outils parmi lesquels nous pouvons puiser au cas par cas et que nous pouvons associer et combiner afin de rendre notre intervention plus efficace sur un candidat au suivi thérapeutique et à l’accompagnement.

Parmi ces techniques, je souhaiterais vous parler du cognitif et du comportemental qui représente  le vrai et gros avantage d’être une approche multi bénéfices qui l’emporte finalement souvent en thérapies brèves et en coaching thérapeutique pour des raisons évidentes relatives à l’éventail des possibles applications découlant de la nature même et du noyau fonctionnel de ce courant.

Les origines de l’approche cognitive pourraient se trouver dans la philosophie du stoïcisme en tout cas en partie et en fonction de certains préceptes et allégations que nous allons avancer ci-après.

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les représentations qu’ils en fabriquent. »

Cette affirmation se trouve dans un manuel rédigé par le philosophe Épictète et nous allons voir également quelle était la position de Marc Aurèle sur la question et comment ces propositions  peuvent-être mises en corrélation avec les approches cognitives modernes et intégrées dans les applications thérapeutiques contemporaines.

On note la présence du terme ancrage dans les écrits antiques et nous savons très bien que le terme ancrage fait partie aujourd’hui du langage commun notamment en ce qui concerne les pratiques de la programmation neurolinguistique et celles de la thérapie cognitive et comportementale. Il était déjà donc question d’essayer d’avoir une influence sur la représentation que l’on peut se faire d’un événement afin de prétendre modifier les faits ou la conséquence de l’événement sur la personne en opérant un changement d’interprétation grâce à l’analyse et à la modification de l’angle de vision et de perception.

Cette modification semble être possible sur la base d’une identification du déclencheur, ce qui nous ramène directement à nos procédures actuelles qui tendent à investiguer sur les facteurs et contextes  qui ont un effet néfaste sur le sujet justement pour tenter d’opérer une modification. D ’ailleurs, dans l’Antiquité il semblait déjà être question de tenter d’exposer le sujet à ce qui le jetait dans une situation d’inconfort psychologique afin d’opérer un dépassement de cet état et de générer une sensation de délivrance par l’expérience, le vécu et en se confrontant finalement à ses peurs et autres limitations, phobies ou situations anxiogènes.

Philosophie et psychologie…

 

L’empereur et philosophe stoïcien Marc Aurèle semblait tenir des cahiers contenant sous la forme de pensée à soi-même, des directives et instructions à visée pédagogique portant directement sur les thématiques abordées aujourd’hui en thérapie cognitive et comportementale.  Par exemple, des instructions relatives à des actions à mener de façon répétitive au quotidien sous forme d’exercices destinés à apporter une modification notoire sur le mode de pensée et donc les actes et agissements, qui ont, nous le savons, des conséquences directes sur les modifications à apporter dans une vie par le biais de l’application de certaines consignes au travers d’une discipline de représentation et de répétitions tant au niveau de la pensée que dans les actes.

Dans ce cas précis, nous sommes en adéquation parfaite et totale avec les préceptes appliqués  aujourd’hui, non seulement en thérapies cognitivo-comportementales, mais également en coaching personnel ou thérapeutique, dans une relation d’aide qui est censée conduire l’autre vers un changement vers le mieux-être.

On dépasse ici concrètement une forme limitative d’échange verbal et de communication  en instaurant véritablement de nouveaux modes de pensée assortis de nouveaux gestes qui sont réellement à la base de toute procédure de changement dans les faits, au quotidien et dans une vie

Applications…

 

En effet, en thérapie ou en coaching, si on limite l’accompagnement et le suivi à l’éradication d’une crise, nous ne pouvons pas mettre en place une stratégie ponctuée d’actes et d’actions dans un enchaînement  d’exercices qui sont susceptibles de provoquer le changement souhaité par la personne et ce, après réduction des symptômes et dysfonctionnements liés à l’état initial de crise, dans un climat plus serein et propice à l’application des consignes. Condition intrinsèque au changement réel et acté.

Le côté pédagogique, l’aspect encadrement, l’accompagnement avec un programme établi, la vérification des avancées et la validation des progrès et  évolutions sont autant d’étapes incontournables dans la procédure de changement que prétend apporter un accompagnement en coaching ou en thérapie comportementale.

 

Toujours pour mettre l’accent sur le parallèle entre certains aspects de la philosophie stoïcienne et certaines formes d’approches thérapeutiques, notons les préceptes avancés par Albert Ellis et sa thérapie relationnelle- émotive qui repose partiellement sur l’idée que certaines perturbations psychiques son le reflet et font écho à un dysfonctionnement dans la manière de penser et même d’appréhender le monde environnant, sur la base de ce que l’on appelle déjà des croyances erronées.  

Là aussi il n’est pas difficile de noter la correspondance directe même au niveau de la terminologie avec notre vocabulaire actuel qui parle de croyances limitantes, de distorsion de perception et autres altérations de notre mode de pensée, de notre vision et donc de notre perception du monde, le tout ayant un effet direct sur notre état psychique et notre façon de vivre les événements et  sur notre état d’être tout simplement.

En l’espèce, cette théorie relationnelle-émotive d’Albert Ellis peut définitivement être considérée comme  la première forme de thérapie résolument cognitive et comportementale car elle a la prétention de modifier les modes de pensée, les réactions émotionnelles et donc les comportements en se focalisant sur le présent et en s’appuyant sur des exercices mentaux concrets et sur un travail de rationalisation tout comme nous nous attachons à le faire aujourd’hui en cabinet avec toute personne désireuse de se libérer d’un emprisonnement invisible mais douloureux.

 

Evolution…

 

C’est Aaron Beck, un psychiatre qui va amener le terme de thérapie cognitive relativement à ce qu’on appelle le concept de cognition. Le concept de cognition désigne l’ensemble des processus mentaux à travers lesquels les individus sont aptes à traiter les informations au quotidien tout simplement. Cette forme de thérapie cognitive va donc se démarquer de façon assez tranchée des méthodes strictement comportementalistes car elle va se focaliser presque de façon exclusive sur les processus mentaux que Beck va classifier sous la dénomination de schémasLes schémas mentaux ou pensées automatiques et monologue internes vont être les principales cibles et les principaux axes de travail sur lesquels le thérapeute va tenter d’agir dans sa relation avec le sujet.

Les travaux de Beck ont eu leur importance pour venir compléter le tableau d’ensemble des thérapies cognitives. Ces travaux apparaissent comme un complément nécessaire à l’approche purement comportementaliste et ceci grâce à la mise en relief de l’importance de ces fameux schémas préconscients de pensée chez la personne et également à cause des répercussions mentales d’éventuels dysfonctionnements au coeur même de ces schémas.

Voici donc en bref l’historique succincte et la Genèse résumée de ces pratiques et de cette approche qui me tiennent particulièrement à cœur et que j’utilise très fréquemment en suivi et en accompagnement, que ce soit en coaching thérapeutique ou en thérapie brève pour des raisons évidentes d’efficacité et de compatibilité avec l’ensemble des profils qui me consultent.

Vous trouverez indexé dans la même rubrique éponyme et sous forme d’article également, un autre écrit, complémentaire, sous le titre de thérapies comportementales et cognitives TCC, dans lequel je rentre plus amplement dans les détails en ce qui concerne les fonctionnements et applications des formes de thérapies abordées ici et où j’explique notamment dans quels cas on peut y avoir recours et comment cela fonctionne concrètement en séance avec des exemples et des explications pratiques destinés à mettre l’accent sur la différence existant entre ces formes thérapeutiques et une simple analyse.

 

Je vous invite donc à consulter en complément ce deuxième article dans lequel vous trouverez bon nombre de renseignements purement pratiques et techniques qui vont certainement répondre à une majorité de questions que vous pouvez vous poser sur la réalité  de ces pratiques, leur finalité, la description de séances types, les résultats qu’on peut espérer de ces thérapies mais aussi les modes opératoires et situations et profils concernés : Voici le lien vers l’autre article complémentaire.

 

 

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