Pourquoi entamer ou suivre une thérapie

Pourquoi et quand consulter ?

 

Il y a encore quelques décennies ou années, on osait à peine admettre avoir des difficultés personnelles, encore moins des troubles du comportement,  c’est tout juste si on chuchotait qu’une personne souffrait de dépression, de trouble anxieux ou d’angoisse et c’est presque avec un sentiment de honte qu’on avouait avoir eu recours à une thérapie.

Grâce à l’évolution des mentalités, on reconnaît maintenant qu’il nous arrive à tous, à un moment ou l’autre, d’éprouver des problèmes d’ordre psychologique, de vouloir enrichir notre vie. Il est ainsi devenu plus facile de recourir aux services d’un professionnel.

On pourrait évoquer tant de situations ou problématiques qui conduisent à suivre une thérapie :

Parce qu’on éprouve des difficultés personnelles: On se sent mal dans sa peau, on a peur de tout ou partie, on est angoissé, anxieux, déprimé ou stressé; en somme, on sait que quelque chose ne va pas, qui nous empêche de nous épanouir;

Parce qu’on vit une épreuve : on a fréquemment besoin d’aide lors d’événements douloureux tels qu’une maladie grave, un deuil, une séparation, un échec, une perte d’emploi, etc…

Parce qu’on éprouve des difficultés dans ses relations avec les autres: Au sein du couple, de la famille, ou encore parce qu’on se sent seul, isolé.

Parce qu’on veut vivre différemment: Sans que ce soit nécessairement dû à une existence difficile, on veut mieux se connaître, on veut développer ses potentiels, enrichir sa vie et engager une démarche d’évolution personnelle etc…Se faire aider sur le chemin du changement. 

Parce qu’on a une décision à prendre: Pour en analyser les avantages et les inconvénients, pour se préparer aux conséquences de la décision, pour y voir plus clair, etc… Agir en connaissance de causes…

Parce qu’on veut opérer une reconversion, se faire accompagner et encadrer, orienter dans son nouveau projet de vie.

La liste pourrait s’étendre à l’infini tant les problématiques humaines et existentielles que l’on croise sont variées et susceptibles de requérir une contribution extérieure.

La plupart du temps, nous croyons pouvoir régler nous-mêmes ces difficultés; nous pensons aussi que le temps finira par arranger les choses. Malheureusement, il n’est pas toujours possible de trouver en soi ou dans son entourage les ressources nécessaires pour faire face à la situation. Un professionnel peut alors nous aider à déterminer et à affronter les problèmes pour les résoudre de façon satisfaisante. De plus, comme pour un problème d’ordre physique, il vaut mieux agir au plus tôt. Accepter d’avoir besoin d’aide, accepter de consulter, accepter d’avouer que seul c’est parfois trop dur, accepter sans se résigner, pour avancer. 

Que provoque une thérapie ? 

Ce que ça déclenche ou change  : 

 

La thérapie se déroule sous la forme d’une serie d’ entrevues individuelles en cabinet ou par vidéo conférence, en moyenne pendant une heure et à raison d’une fois par quinzaine ou par semaine selon l’état initial au moment du démarrage du suivi et de l’évolution de l’état du sujet.

On pense souvent à tort “qu’aller en thérapie”, c’est raconter ses problèmes à un praticien silencieux; on compare parfois aussi la thérapie à une conversation entre amis. Tel n’est pas le cas. Et encore plus je dirais, suivant le type de thérapie choisie au sein de toutes les spécialités qui se côtoient.

Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une conversation engagée pour le plaisir d’être en compagnie d’une autre personne: Les échanges entre le thérapeute et le patient  sont orientés et visent des objectifs précis. Tous les sujets peuvent être abordés s’ils servent à atteindre ces objectifs. L’échange est axé sur la vie personnelle, les sentiments et sur ce qui est important pour la personne qui consulte. 

Ensuite, il est vrai que la qualité d’écoute du  praticien fait partie de la thérapie, de façon plus ou moins importante selon l’approche utilisée par le thérapeute. Mais, dans la très grande majorité des thérapies, le professionnel intervient également, il pose des questions, commente ce que vous venez de dire, vous demande des précisions et vous aide à exprimer des sentiments, des émotions, et à relater des événements. Par exemple quand on utilise l’écoute active, la PNL ou le cognitif et comportemental pour citer des spécialités qui me sont familières. Le thérapeute travaille parfois en utilisant des exercices qui vous permettront de vous concentrer, de revivre une scène vécue ou d’imaginer une situation. Il pourra aussi vous suggérer des activités, applications et mises en pratique  entre les entrevues. .

Il est à ce point important de souligner la possible association, selon le cas en présence, d’associer les outils thérapeutiques aux techniques actives pratiques du pur coaching. Qui peut le plus, peut le moins, c’est mon CREDO et mon école justement. 

 

Procédure et durée : 

Une thérapie est un processus de changement.

 

Nous savons tous que changer des comportements, des attitudes, des réactions n’est pas chose aisée ni immédiate.  Cependant, la psychothérapie n’a pas nécessairement à se poursuivre pendant de nombreuses années grâce au recours et à l’option des thérapies brèves. Selon les études menées à ce jour, une période de quelques mois à un an est généralement suffisante pour obtenir des résultats satisfaisants par rapport aux problèmes qui étaient à l’origine de la consultation. Cependant, la durée de la prise en charge dépend de nombreux facteurs, tels que la gravité des problèmes, la nature des objectifs visés, le type d’approche thérapeutique choisi et la durée de la période d’adaptation (pour se sentir à l’aise, etc.), et peut donc nécessiter des interventions sur une période plus longue qu’une année. Et à contrario, nous avons très souvent à faire à des sujets aux prises avec une problématique ponctuelle qui ne nécessite que quelques semaines d’accompagnement ( renouvelables ou pas), toujours en fonction du sujet, du contexte et du degré d’intensité de la gêne, du handicap ou de la souffrance. On peut aller du simple inconfort au blocage total, le traitement varie donc en fonction de cette notion de degré dans l’état d’être.

Il n’y a pas de règle stricte à ce propos. Vous pouvez arrêter votre thérapie n’importe quand et, en aucun cas, vous n’êtes tenu de poursuivre une thérapie quand vous n’en ressentez plus le besoin. L’idée et l’axe de nos professions de la relation d’aide est véritablement et prioritairement l’accompagnement vers un mieux être et la diminution ou l’éradication d’un état altéré et ou douloureux. La notion de thérapie doit à notre sens impliquer la notion de soin, de compétence, de bienveillance, d’empathie, de soutien, d’accompagnement et d’aide dans une dynamique psychologique, didactique et existentielle ayant pour viser première une qualité de vie psychique accrue et un état mental et moral satisfaisants.